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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 11:00

 

Résumé  Dans ce roman aux résonances autobiographiques, Mishima a peint un personnage qui se bat continuellement contre ses penchants homosexuels. Il cherche à les dissimuler aux autres et à lui-même. Le récit de son amour pour la soeur d'un de ses camarades nous conduit, à travers les années d'enfance et d'adolescence, vers un dénouement désespéré.

 

Mon avis  Ce roman a un côté très axé sur la psychologie. Le livre est raconté à travers le regard interne du personnage qui relate et parfois analyse certains faits. C'est le personnage adulte qui fait un retour dans le passé pour raconter ses souvenirs depuis le tout premier dont il se souvient. On a de temps en temps l'intrusion des commentaires du personnage adulte qui commente l'un des évènements qu'il a vécut. Nous avons ainsi le récit de sa vie avec les étapes importantes que sont l'enfance, l'adolescence et enfin le passage à l'âge adulte.

                 Le personnage principal est très caractéristique. Depuis son plus jeune âge il se bat continuellement contre ses penchants homosexuels. Dès l'enfance il est plus mature que beaucoup de ses camarades. Il analyse lui-même ses faits et gestes. Mais ce personnage se caractérise aussi par son sadisme. Il a tendance a mêler son attirance pour les hommes avec son sadisme. Il est aussi attiré par la Mort qui exerce sur lui à la fois une fascination mais aussi une certaine peur. Il comprend qu'il n'est pas "normal" (en comparaison aux autres personnes qui gravitent autour de lui) et va jusqu'à s'obliger à aimer une femme pour tenter de combattre tous ses "mauvais" côtés. Une relation, qui d'ailleurs, se révélera bien plus compliquée qu'elle n'en a l'air.

                 Avec toutes ses informations la signification du titre du livre devient tout de suite bien plus claire. Nous sommes en présence d'un personnage qui porte un masque extérieur, qui s'invente un rôle pour cacher ses véritables pensées et ce qui le caractérise.

                 Pour ce qui est du  côté autobiographique de cet ouvrage je ne peux pas vous dire grand chose car c'est le premier livre de Yukio Mishima qu'il m'est donné de lire. Mais je pense qu'il est tout de même difficiles de dégagées ses fameuses "résonances autobiographiques" dans un roman.

 

Conclusion  "Confession d'un masque" est un roman psychologique qui analyse et relate en détails la vie et les goûts du personnage principal. Yukio Mishima utilise un style aux tendances métaphoriques, notamment lorsqu'il parle de la première éjaculation du personnage où le mot en lui-même n'est écrit en toutes lettres qu'à la fin du paragraphe en question. Ce roman n'est pas aussi simple que l'on pourrait peut-être le croire au premier abord. C'est une vision toute de même assez crue de la vie à travers les yeux d'un personnage plutôt complexe à comprendre parfois.

 

Petit blabla  Je n'ai pas cette version du livre mais je trouve que celle-ci est bien plus parlante avec son illustration qui nous laisse déjà supposer certaines choses.

 

Plumemagique

 

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Published by le-monde-de-litemuci - dans Littérature
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AC 27/10/2014 12:34

Lire le commentaire de Maurice Pinguet dans La Mort volontaire au Japon :
« Depuis le romantisme, un écrivain ne compose pas moins ses attitudes que ses phrases : Mishima s’y efforce, il voudrait devenir statue, monument. Mais en même temps son œuvre, toute de franchise et de transparence, s’obstine à ne rien cacher des coulisses de ce théâtre. Il serait prêt à rire parfois le premier de ses poses, si la mort n’était pas là pour rappeler tout le monde au sérieux. Ou plutôt, n’est-ce pas la mort qui fait que rien n’est sérieux ici-bas ? Il a conçu son dernier acte pour y mourir : à ce prix, il s’appropriera une identité irréfutable. Encore, s’il croyait à la vérité – mais il pense, avec Nietzsche, qu’il n’existe en ce monde que des apparences et des interprétations. Il mourra donc en soldat de l’Empire. Ou bien, en écrivain jouant au soldat ? S’il est prêt à payer aussi cher le dernier de ses masques, c’est pour expier la vacuité que le rêve creusa en lui, c’est pour assouvir son besoin de punition sur la vanité de l’imaginaire, qui fit sa torture et ses délices. Il aura, de surcroît, la satisfaction de jouer encore un autre rôle : le voilà censeur confucéen, fustigeant les mœurs d’aujourd’hui. Sa mort sera la remontrance qu’il destine à tout et à tous : à l’empereur d’abord, infidèle à sa souveraineté, à la nation déchue de sa tradition, aux soldats indignes de leurs armes, au monde moderne avili et dégradé, à tous ceux qui croient vivre et ne savent pas mourir ».

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